Crimes véritables (4) - L'histoire d'Alfred Dreyfus (épisode 2)

Episode 2 July 29, 2026 00:19:51
Crimes véritables (4) - L'histoire d'Alfred Dreyfus (épisode 2)
Écrire, parler, penser, créer
Crimes véritables (4) - L'histoire d'Alfred Dreyfus (épisode 2)

Jul 29 2026 | 00:19:51

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Show Notes

Un podcast par Clara Fette et Johanna Hahn, étudiantes en français, mention études culturelles (C1) à l'Université de Passau, Allemagne.

Plongez dans l’une des affaires judiciaires les plus scandaleuses de l’histoire française : l’Affaire Dreyfus. Entre trahison, mensonges d’État et combat pour la vérité, cette histoire vraie mêle intrigues politiques, antisémitisme et courage face à l’injustice.

Dans ce podcast en deux épisodes, nous revisitons les événements qui ont secoué la France à la fin du XIXe siècle. À travers des histoires, des interviews et des scènes d’un film, nous vous racontons comment un homme, Alfred Dreyfus, officier alsacien et juif, a été accusé à tort d’espionnage au profit de l’Allemagne - une erreur judiciaire qui a divisé la société française et marqué l’histoire de la justice.

Note : Il est autorisé d'utiliser des extraits du film dans ce podcast car il s’agit d’une œuvre pédagogique (source : Le guide juridique du podcast. Par Nicolahttps://www.village-justice.com/articles/guide-juridique-podcast,48305.htmls Milinkiewicz, Avocat.)

Sources :

https://www.rfi.fr/fr/connaissances/20241220-l-affaire-dreyfus-un-scandale-judiciaire-et-une-crise-fran%C3%A7aise

https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/laffaire-dreyfus

https://app.studyraid.com/fr/read/36060/1623621/la-division-de-la-france-en-deux-camps-dreyfusards-et-antidreyfusards 

https://de.wikipedia.org/wiki/Dreyfus-Aff%C3%A4re

https://www.bing.com/videos/riverview/relatedvideo?q=j+accuse+film+2019&&mid=E4DB92B2B5BAA3952DB7E4DB92B2B5BAA3952DB7&churl=&FORM=VRDGAR

https://www.tourisme-mulhouse.com/a-faire-sur-place/agenda-et-grand-evenements/tout-lagenda/visite-guidee-sur-les-pas-dalfred-dreyfus-mulhouse-fr-3885064/ 

https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/laffaire-dreyfus 

https://lelephant-larevue.fr/thematiques/histoire/laffaire-dreyfus-affaire-francaise/ 

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Episode Transcript

[00:00:04] Speaker A: Crimes véritables, l'histoire d'Alfred Dreyfus. Bonjour et bienvenue dans notre deuxième épisode de Crimes véritables, consacré à l'affaire Dreyfus. Nous sommes Johanna et Clara, et dans le dernier épisode, nous avons déjà parlé de Trifus et de l'accusation d'espionnage. Dans cet épisode, nous allons examiner de plus près qui pourrait être le véritable espion. Quels sont les autres suspects? Nous avons déjà brièvement parlé d'esthérasie. A-t-il quelque chose à voir avec cela? Nous allons répondre à toutes ces questions dans cet épisode. Alors, c'est parti! Nous sommes à Paris, en mars 1896. La tête du service des renseignements, Marie-Georges Piccard, découvre que, en réalité, l'espionnage pour les Allemands n'était pas encore terminé. Qu'est-ce que cela a à voir avec Esserazi? Écoutons un extrait du film, dans lequel Piccard informe ses supérieurs de ses conclusions à la suite de cette découverte. [00:01:30] Speaker B: Le nom me semble familier. Vous avez vu l'affaire à lui? Je réveille des souvenirs dans cette vieille caboche. Monsieur le ministre. Consultez les dossiers du bureau à propos de... Quel est donc son nom exact? Barry Charles Ferdinand Valsin-Esterazzi, 74ème régiment d'infanterie. Comment voulez-vous procéder? Ce n'est pas facile. À part ces photos, tout ce que nous avons, c'est un télégramme qui n'a pas été envoyé et les ragots d'un agent double à Berlin que nous ne pouvons pas utiliser. Alors, colonel, il va vous falloir trouver des preuves. Vous voudriez le poursuivre? Bien entendu, pourquoi pas. [00:02:09] Speaker A: Pour comprendre pourquoi Picard soupçonne Esterhazy, il faut savoir exactement ce qu'il a trouvé. Picard trouve un télégramme qui est adressé à Ferdinand Balzain-Esterhazy, un autre officier français. Ce document sera plus tard surnommé «Le Petit Bleu» à cause de la couleur de son papier. Le télégramme est signé par Maximilian von Schwarzkopfen, un officier allemand. Cette découverte aura une immense importance pour Dreyfus. La lettre révèle que le commandant et Sérasie livrent des informations à l'Allemagne. Et encore plus important, en découvrant le petit bleu, Picard est sûr d'une chose. L'écriture de Ferdinand, Valzin et Sérasie est exactement la même que celle du Bordereau. Clara, peux-tu nous expliquer ce que c'est le Bordereau? [00:03:05] Speaker C: Alors, dans le dernier épisode, nous avons déjà entendu que le bord de roue était un document très important sur le cas de l'affaire Dreyfus. Et à ce sujet, j'aimerais vous raconter une petite histoire. Et après ça, vous comprenez mieux. La femme des ménages, Marie-Bastien, espionnait de temps à autre pour les services secrets français, lorsqu'elle travaillait au Palais-Bourgny, l'ancienne empresse allemande à Paris. Le 25 septembre 1895, elle déroba, entre autres, une lettre dérichée dans la corbeille à papier de la tâche militaire allemande, le lieutenant-colonne Maximilien von Schwarzköppen. Les services secrets français ont reconstitué la lettre. Il s'agissait d'une lettre d'accompagnement non signée jouant à un envoi de son document militaire secret. Monsieur, bien que je n'ai pas reçu de messages de votre part, m'invitant à vous rencontrer, je vous envoie quelques informations intéressantes. C'est pourtant une liste de documents gentils révalués quand un officier de l'état-major français avait transmis des informations confidentielles au service secret allemand. Le service secret français a immédiatement transmis les documents au ministre français de la guerre. [00:04:45] Speaker A: Merci pour cette explication, c'était très intéressant. Revenons maintenant à Zola et au texte Jacuzzi. Zola donne son texte à Georges Clemenceau, l'auteur du journal L'Aurore, qui le publie le 30 janvier 1898. Comme on pouvait s'y attendre, cet article fait grand bruit. Et bien sûr, la justice n'est pas très favorable à ce que l'isola. Qu'est-ce que tu penses qu'ils font? [00:05:13] Speaker C: Alors, j'imagine que cela va attirer beaucoup d'attention parce que c'est l'affaire Dreyfus qui était déjà très présente. Et en plus je pense que la population va peut-être se diviser en deux champs, ceux qui croient la justice et les militaires et ceux qui trouvent l'affaire étrange comme ceux-là. [00:05:40] Speaker A: Alors ça c'est une très bonne idée et comme tu vas voir plus tard, tu as raison avec ça. [00:05:45] Speaker C: Merci. Et je ne sais pas exactement comment la situation était avec la liberté d'expression à l'époque, mais la justice va certainement réagir avec sévérité, je pense. [00:06:01] Speaker A: Oui, ici tu as aussi raison. Et en fait, Émile Zola est jugé pour diffamation et il est condamné à un an de prison. [00:06:11] Speaker C: C'est vraiment passionnant de voir à quel point les réactions en un simple texte peuvent être violentes et être arrêtées pour un article. C'est difficile à imaginer aujourd'hui. C'est une situation très bizarre. [00:06:26] Speaker A: Oui, tout à fait raison, c'est très bizarre pour nous. Mais en fait, c'est ce que Zola voulait. Parce qu'il espère pouvoir revenir sur les irrégularités autour de l'affaire Dreyfus pendant son procès. Et même avant son procès, son idée a du succès. Zola est arrivé à reveler une partie de la vérité. Esther Aziel n'est pas l'officier innocent qu'il prétend être. La lettre et ses révélations ont aussi inspiré d'autres personnes à s'engager pour Dreyfus. Par exemple, le général Picard, qui avait trouvé le petit bleu, se semble encouragé par la lettre d'Émile Zola. Il est convaincu de l'innocence d'Alfred Dreyfus. Et pour faire éclater la vérité, il ordonne une enquête sur le commandant Esterhazy. Mais il n'a pas trop de succès. Les supérieurs de l'armée française refusent de rouvrir le procès de Dreyfus. Clara, pourquoi est-ce que tu penses que l'armée ne voulait-elle pas rouvrir le cas? [00:07:40] Speaker C: Alors, je trouve que c'est très clair. Il est certain que de nombreux responsables ont participé déjà à la dissimulation et se sont rendus complices avec ça. Et si cette affaire est réexaminée, ils seront alors également renus coupables. Et de plus, l'armée se retrouve dans une situation très délicate, surtout si le juif insulté était totalement innocent. C'est aussi, je peux imaginer, un blâmage pour la militaire. Et à la place de Dreyfus, j'aurais été très en colère. [00:08:22] Speaker A: Oui, je te comprends et je pense que c'est clair que pour beaucoup de personnes dans l'armée, cette réouverture du cas pourrait avoir des conséquences très dangereuses. Et pour ça, au lieu de rouvrir le cas, ils essayent d'évanxer Picard de son poste. Une enquête est instruite contre lui. Il est surveillé et finalement affecté en Tunisie. Partie 4. Le débat social Comme j'ai déjà dit, on pourrait dire que Zola a pris la tête d'un collectif qui est convaincu de l'innocence d'Alfred Dreyfus. Ce collectif sera plus tard surnommé les Dreyfusards. [00:09:12] Speaker C: Et de l'autre côté, nous avons les anti-Dreyfusards. Oui, je sais, c'est un nom très créatif et ce sont les personnes qui pensent que Dreyfus est le vrai coupable. [00:09:24] Speaker A: Les Dreyfusards sont convaincus de l'innocence de Dreyfus, et ils se mobilisent au nom de la justice, de la vérité et des droits de l'homme. Membres connus sont le sénateur Auguste Scharra-Kessner et bien sûr Émile Zola. [00:09:39] Speaker C: Et dans le groupe des anti-Dreyfusards, on trouve surtout les catholiques, les condamnateurs et la plupart de l'armée, et c'est clair pourquoi. Il dit qu'il respecte des valeurs traditionnelles et veut protéger l'honneur de l'armée ainsi que la raison d'état. [00:09:58] Speaker A: La presse française, pendant cette période, peut aussi être divisée entre la presse tréfusarde et la presse antitréfusarde. Par exemple, le média le plus important de la presse antitréfusarde était le journal La Libre Parole, qui publiait des articles antisémites. Cette division déchire une grande partie de la société française. Il n'y a pas seulement la violence verbale de la presse, mais aussi la violence physique, qui se propage dans les émeutes et manifestations. De plus en plus de citoyens rejoignent les groupes, tréfusards comme antitréfusards. La violence ne cesse pas, et la France se voit au bord d'une guerre civile. Partie 5 Les révélations Sous la pression des tumultes dans tout le pays, l'armée accepte un nouveau procès. Dès l'ouverture le 7 août 1899, l'atmosphère est électrique. La salle d'audience est trop petite pour la foule nombreuse qui souhaitait suivre le procès. Journalistes, politiques, militaires en uniforme. Dreyfus en tenue civile écoute les débats. Il est pâle mais déterminé. Face à lui, l'accusation n'a qu'un objectif. Sauver l'honneur de l'armée, coûte que coûte. Le procès n'est pas facile ou rapidement terminé. Les juges sont des officiers et donc potentiellement biaisés à protéger l'honneur de l'armée. D'autre part, Dreyfus a un avocat brillant, maître Fernand Labaurie, qui travaille sans relâche pour prouver que le vrai coupable est à Sérasie. Pendant le procès, les preuves et témoignages s'accumulent. [00:12:19] Speaker C: Premièrement, le lieutenant Colin Henry a avoué avoir fabriqué un document pour câbler Dreyfus, puis il s'est suicidé en prison. [00:12:30] Speaker A: Alors ça c'est déjà au moins un indice qu'il y a quelqu'un qui n'est pas... [00:12:35] Speaker C: C'est quelque chose de faux, oui. [00:12:39] Speaker A: Deuxièmement, Esterhazy a fui en Angleterre, ce qui indique qu'il a quelque chose à cacher. [00:12:44] Speaker C: C'est aussi un peu bizarre, n'est-ce pas? [00:12:46] Speaker A: Oui, très bizarre. Et à cela s'ajoute qu'il a écrit des lettres qui étaient interceptées et qui ont prouvé sa culpabilité. Mathieu Dreyfus, qui est le frère d'Alfred, lit des extraits de ces lettres pendant le procès. [00:13:01] Speaker C: Les gravologues qui avaient analysé l'écriture du bois de roue maintiennent que c'était Dreyfus qui l'avait écrite, mais leur méthode et argument sont ridicules. Écoutez, il constate que Dreyfus a imité sa propre écriture pour se faire accuser. La plupart des personnes présentes sont convaincues de l'absurdité de ses arguments. [00:13:28] Speaker A: Oui, bien sûr, ça c'est vraiment ridicule. Je ne comprends pas comment ils peuvent dire ça. [00:13:34] Speaker C: Je ne comprends pas le concept d'imiter sa propre écriture. C'est un peu difficile à faire, je pense. [00:13:44] Speaker A: Quatrièmement, Georges Piccard témoigne de la culpabilité d'Esterhazy. Il décrit qu'il a trouvé le petit bleu et qu'il était ensuite muselé, menacé et exilé. [00:13:55] Speaker C: Et cinquièmement, quelques extraits d'Émile Sola sont lus à haute voix. Voici un exemple. [00:14:10] Speaker A: J'accuse enfin le premier conseil de guerre d'avoir violé le droit en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète et j'accuse le second conseil de guerre d'avoir couvert cette illégalité par ordre en commettant à son tour le crime juridique d'acquitter sciemment un coupable. La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera. Clara, qu'est-ce que tu penses? Nous avons des preuves que le commandant Esterhazy a écrit le bordereau et que les preuves de 1894 étaient falsifiées. Il y a même des lettres écrites par Esterhazy dans lesquelles il avoue qu'il est coupable. À ton avis, qu'est-ce qui va se passer pendant le procès? Va Dreyfus enfin devenir libre? [00:15:01] Speaker C: Comme tu as déjà expliqué, Estarzi a dit qu'il est coupable, alors je pense que c'est très clair que Dreyfus devrait être acquitté, n'est-ce pas? Et puisqu'il a été envoyé en exil, il devrait pouvoir rentrer chez lui à France. Et oui, je trouve tellement injuste qu'il a fallu entendre cinq ans avant que ce deuxième procès ait lieu. Et après tout, il a une famille qu'il n'a pas vue depuis longtemps. Et en plus, je pense que la pente des prisons infligées à Zola devrait également être levée. [00:15:40] Speaker A: Oui, j'ai cru la même chose, et avec toutes ces preuves, on pouvait vraiment s'y attendre que Dreyfus va devenir libre et que Esterhazy va être condamné. Mais en fait, ce n'est pas ce qui s'est passé en réalité. Quand les juges prononcent leur décision, la salle explose. [00:16:00] Speaker C: Le verdict? [00:16:01] Speaker A: Dreyfus est encore une fois reconnu coupable. mais avec des circonstances atténuantes. Il est condamné à 10 ans de prison. [00:16:11] Speaker C: Je ne m'y attendais vraiment pas. Comment la justice peut-elle ignorer toutes ses preuves? C'est tellement injuste. [00:16:19] Speaker A: Moi, je ne comprends pas non plus comment les juges ont pris cette décision et comment ils pouvaient la défendre. Mais en fait, beaucoup de Français de cette époque avaient la même opinion que nous. la décision des juges suscite un manque de compréhension, bien sûr surtout parmi les Dreyfusards, mais des émeutes éclatent dans toute la France. Les émeutes deviennent si graves que le président Émile Loubet craint une guerre civile. Il décide donc d'accorder la grâce à Dreyfus. Ça veut dire qu'il devient libre, mais il est toujours coupable aux yeux de la loi. Pour les Dreyfusards, la situation n'est toujours pas juste. Ils exigent la réhabilitation de Dreyfus. Sept ans plus tard, en 1906, la cour de cassation casse le jugement de Rennes et déclare donc l'innocence de Dreyfus. Il est réintégré dans l'état-major de l'armée française. [00:17:36] Speaker C: 12 ans. C'est vraiment long et je ne sais pas ce qu'Alfred Reifuss a ressenti mais à sa place je ne serais pas satisfait. Et il est étrange qu'il ait fallu autant de temps pour blanchir son nom et aujourd'hui encore presque personne ne connaît le nom des véritables coupables, Esterzy. Mais était-ce vraiment lui? Fernand Voisin-Estarzy a avoué en juillet 1899, dans le journal Le Martin, avoir rédigé l'édit Bourdereau. Il a toutefois affirmé l'avoir fait sur ordre de ses supérieurs, Jean Centaire. En 1899, Estarzi fut réenvoyé de l'armée française pour conduire de son orange, s'enfuit à Londres, comme nous l'avons déjà dit, et y vit jusqu'à sa mort. Au Pauvri, pendant de longues années, il se plaignait que les Ruifs avaient détruit son existence et que l'armée l'avait trahi. Jusqu'à sa mort, il affirma avoir rédigé le Bordereau à la demande des gens centaires à leur chef de service secret. Comme vous pouvez le constater, toute cette histoire est extrêmement complexe et opaque. Serons-nous un jour avec certitude si Astarzi était le coupable? Probablement pas. [00:19:32] Speaker A: Nous sommes arrivés à la fin de notre podcast. Merci de nous avoir écoutés et d'être restés jusqu'à la fin. Si vous voulez en savoir plus sur cette affaire, n'hésitez pas à consulter les liens dans la description de ce podcast. Merci et au revoir. [00:19:49] Speaker C: Au revoir.

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